Avant qu’un bulbe de lys n’arrive dans les serres de Bredefleur, il a déjà parcouru un long chemin. Après la sélection variétale, il arrive chez un producteur de bulbes comme Gert Seubring. C’est là que l’on comprend à quel point la filière doit penser loin devant.
« En réalité, la résilience commence déjà au maillon qui me précède, chez le sélectionneur », explique Seubring. « C’est là que l’on étudie les caractéristiques d’une nouvelle variété et que l’on vérifie la présence éventuelle de résistances naturelles. Ensuite, c’est à nous, producteurs de bulbes, de décider si nous suivons cette voie. »
De nouvelles techniques permettent d’évaluer très tôt les jeunes variétés sur des caractéristiques qui contribuent à une culture plus résiliente. L’attention se déplace ainsi de plus en plus de l’apparence vers la vigueur intrinsèque de la plante. Cela ne signifie pas pour autant que la beauté disparaît. Un lys doit toujours séduire le fleuriste et le consommateur. Mais la résilience joue aujourd’hui un rôle bien plus important qu’il y a quelques années.
« Il y a cinq ou six ans, on ne posait pratiquement pas ces questions », poursuit Seubring. « Aujourd’hui, lorsqu’une nouvelle variété arrive, on demande immédiatement : a-t-on étudié sa résistance ? Et qu’en est-il ressorti ? »